À Hamme-Mille, les riverains se mobilisent pour préserver le marais de la Chaussée face à la menace des projets immobiliers

à hamme-mille, les habitants unissent leurs efforts pour protéger le marais de la chaussée contre les projets immobiliers menaçants, afin de préserver cet espace naturel précieux.

À Hamme-Mille, le marais de la Chaussée se retrouve au cœur d’un bras de fer. Des riverains contestent un projet immobilier de 130 logements sur près de 4 hectares, dans une zone humide reconnue pour sa valeur écologique 🌿. Leur objectif : faire entendre une parole locale face à une opération jugée trop massive.

À Hamme-Mille, la contestation contre le projet Equilis s’organise autour du marais de la Chaussée

Trois habitantes ont décidé d’agir : Anne‑Françoise Meulemans, médecin et initiatrice du groupe Les Voisins du Marais, épaulée par Véronique Houbaert et Sophie Ryckmans, toutes deux retraitées. Le trio s’oppose au projet porté par Equilis, qui prévoit 130 logements au contact direct du marais.

Leur démarche se veut autonome, tout en restant solidaire d’un autre front : le Collectif citoyen des 6 associations de Beauvechain, engagé dans une bataille juridique. Ici, l’axe choisi est différent : informer, expliquer, et rendre visible ce que changerait une urbanisation à cet endroit 🧩. Point d’arrivée : que reste-t-il du marais si le quartier sort de terre ?

5 actions pour préserver un espace naturel menacé
  • S'informer

    Consultez le PLU, les dérogations accordées, et les études d'impact. Plus vous en savez, mieux vous pouvez argumenter.

  • Analyser le projet

    Regardez l'emprise, les espèces présentes, les continuités écologiques. Un SGIB ou une zone humide a une valeur réglementaire.

  • Mobiliser

    Créez un groupe local, comme Les Voisins du Marais. Parlez à vos voisins, distribuez des tracts, utilisez les réseaux sociaux.

  • Contester

    Déposez des observations lors de l'enquête publique. Si besoin, montez un recours gracieux puis contentieux avec un avocat.

  • Faire pression

    Interpellez le conseil communal, les médias locaux, et les associations de protection de la nature. La transparence est votre meilleur allié.

33 dérogations évoquées : pourquoi ce chiffre cristallise la colère

Un élément revient dans les discussions locales : le projet aurait bénéficié de 33 dérogations accordées au niveau communal. Pour les riverains mobilisés, ce volume alimente l’idée d’un dossier traité hors des standards habituels, avec une impression de déconnexion entre décisions et terrain ⚠️.

Dans les faits, ce type de dérogations touche souvent des points concrets : gabarits, emprise au sol, gestion des eaux, accès, stationnement, ou contraintes environnementales. À l’échelle d’un village, l’accumulation peut faire basculer un projet perçu comme “intégrable” vers un projet vécu comme “imposé”. Insight : plus les exceptions s’additionnent, plus la confiance se fissure.

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Préserver le marais de la Chaussée : biodiversité, îlots de chaleur et continuités écologiques

Le marais de la Chaussée est décrit comme une zone humide de plusieurs hectares, recensée comme Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB). Ce classement renvoie à un espace qui rend des services directs : stockage d’eau, filtration, tampon lors des pluies intenses, et refuge pour des espèces sensibles 🐾.

Dans un contexte où les étés chauds se répètent, la question des îlots de chaleur devient très concrète pour les habitants. Sophie Ryckmans pointe un enjeu précis : la menace d’abattage d’une large part d’une aulnaie alluviale. Or, ces milieux jouent un rôle de climatisation locale, là où le bitume et les toitures montent vite en température. Insight : une zone humide n’est pas un “terrain disponible”, c’est une infrastructure naturelle.

Le “maillon vert” entre Nethen, Valduc et le pré de Litrange : ce que change une coupure

Les riverains insistent sur une logique de continuité : le marais fonctionnerait comme un corridor reliant la vallée de la Nethen, le domaine de Valduc et le pré de Litrange. En écologie, ces liaisons comptent autant que les “cœurs” de nature eux-mêmes.

Un exemple simple aide à comprendre : un hérisson, une grenouille, ou certaines espèces d’oiseaux ont besoin de passages, de lisières et de zones calmes. Si le secteur est fragmenté par routes internes, parkings et éclairage nocturne, les déplacements se réduisent, même si une “bande verte” reste sur le plan 🟩. Insight : un espace naturel isolé s’appauvrit, même sans être totalement détruit.

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Riverains et autorités : le sentiment d’une fracture à Hamme-Mille

Véronique Houbaert, installée depuis deux ans rue Scheers, décrit une distance entre habitants et autorités communales. Ce ressenti est fréquent dans les projets denses : les réunions existent, mais les habitants ont l’impression que la trajectoire est déjà fixée 🗣️.

Le sujet dépasse la simple opposition. La question posée est celle de l’échelle : comment densifier sans écraser un site fragile et sans modifier brutalement le cadre de vie ? Insight : quand la concertation arrive trop tard, elle ressemble à une formalité.

Fil conducteur : la maison de “Claire”, rénovation du bâti ancien et inquiétude sur l’eau

À Hamme-Mille, “Claire” (profil type) vient de reprendre une maison des années 50 à rénover. Son budget est serré, et la priorité est claire : toiture, isolation, puis remise en état du jardin. En découvrant le projet, une inquiétude arrive vite : que se passe-t-il si le quartier voisin augmente le ruissellement et met sous pression les fossés et avaloirs lors des orages 🌧️ ?

Cette crainte rejoint un point central des zones humides : elles absorbent, ralentissent et redistribuent l’eau. Une artificialisation mal calibrée peut déplacer le problème vers l’aval, avec des caves qui prennent l’eau et des voiries saturées. Insight : l’eau ne disparaît pas, elle change juste de chemin.

Mobilisation locale : sensibilisation, balade guidée et arguments de terrain

Pour sortir du débat abstrait, Les Voisins du Marais misent sur le terrain. Une balade de découverte est annoncée le dimanche 2 août, avec deux naturalistes de l’ASBL Les Amis du Parc de la Dyle. Le rendez-vous est fixé à 9 h, en face du 31 chaussée de Louvain à Hamme‑Mille.

L’idée est simple : voir de ses propres yeux ce qui risque de disparaître, et comprendre ce que recouvre la notion de SGIB. Insight : une zone humide se défend mieux quand elle est comprise.

Ce que les habitants peuvent vérifier avant de se prononcer sur un projet immobilier près d’une zone humide

  • 🧾 Le périmètre exact du projet et ce qui est compté comme “espaces verts”.
  • 💧 Le plan de gestion des eaux (ruissellement, bassins, infiltration, exutoires).
  • 🌿 Les inventaires naturalistes et leur date (saisons couvertes, méthodes, espèces observées).
  • 💡 L’éclairage nocturne prévu (hauteur, intensité, horaires), souvent sous-estimé.
  • 🚗 Le trafic induit et les accès (sécurité piétons, bruit, stationnement).
  • 🏗️ La liste des dérogations et leurs effets cumulés sur l’emprise et les contraintes.

Projet de 130 logements à Hamme-Mille : points de friction et points à objectiver

Le débat local oppose deux besoins réels : produire du logement et préserver un site sensible. Le collectif des associations ne dit pas refuser toute densification, mais conteste la localisation et l’ampleur à cet endroit. Les Voisins du Marais, eux, ciblent la pédagogie et l’alerte sur la bétonisation 🧱.

Pour aider à trier l’émotion du vérifiable, un tableau met côte à côte les sujets les plus cités. Insight : un dossier se juge aussi sur sa capacité à réduire les risques, pas sur ses promesses.

Thème 🧭 Ce que disent les riverains 👥 Ce qui se mesure / se vérifie 🔎
Emprise du projet 🏗️ Crainte d’un ensemble trop dense à l’échelle du village Plans, gabarits, surface imperméabilisée, phasage des travaux
Dérogations 📄 Incompréhension face à 33 dérogations évoquées Liste officielle, motifs, avis techniques, impacts cumulés
Zone humide SGIB 🌿 Risque de perte d’habitats et d’espèces sensibles Inventaires, cartographies, mesures d’évitement, compensations réelles
Îlots de chaleur ☀️ Refus de la destruction d’une aulnaie alluviale Couvert arboré, albédo, scénarios microclimatiques, ombrage
Eaux pluviales 💧 Peur d’inondations et de saturation des réseaux Dimensionnement, infiltration, épisodes orageux de référence, maintenance
Concertation 🗣️ Sentiment d’être peu entendus par la commune Calendrier, comptes rendus, réponses écrites, modifications obtenues

La suite se jouera sur deux terrains : la mobilisation citoyenne et les procédures déjà engagées par les associations. D’ici là, le marais reste un sujet très concret : un bout de nature, mais aussi un régulateur d’eau et de chaleur au centre du village 🌱.

Les vraies questions, sans langue de bois

Pourquoi le marais de la Chaussée est-il important ?

C'est une zone humide classée SGIB, qui stocke l'eau, filtre, et sert de refuge à des espèces. Il fait aussi office de corridor écologique reliant plusieurs espaces naturels.

Qu'est-ce que les 33 dérogations changent ?

Elles montrent que le projet a obtenu des exceptions sur des règles d'urbanisme (gabarits, emprise, etc.). Pour les riverains, ça donne l'impression d'un dossier passé en force, sans vraie concertation.

Un riverain peut-il bloquer un tel projet ?

Il peut s'informer, participer aux réunions, rejoindre un collectif, ou contester par voie juridique. À Beauvechain, un autre collectif a déjà lancé une action en justice.

Le projet va-t-il vraiment détruire le marais ?

Pas forcément toute la zone, mais l'urbanisation à côté fragmenterait les habitats. Une aulnaie alluviale serait en partie abattue, ce qui réduirait la capacité de rafraîchissement local.

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2 commentaires

  1. Construire 130 logements en zone humide, c’est nier l’équilibre du lieu. Où est l’intelligence urbanistique ?

  2. 33 dérogations sur une zone humide, c’est un non-respect du bâti traditionnel et un danger pour les sols.

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